Témoignage : Yake Bai dit Pak

Dieu protège ma vie

Il fait humide en ce matin d’automne, les gouttes tombent inlassablement sur le sol. Lorsqu’on aime le deux-roues, la prudence est de mise lorsqu’il pleut. Je n’ai qu’une dizaine de kilomètres à faire, et c’est un chemin que j’ai emprunté peut-être des centaines de fois, je le connais par cœur.

Je démarre le moteur, le bicylindre s’ébroue. Le moteur est froid, il cogne un peu parce qu’il n’a pas encore atteint sa température de fonctionnement. Les motards ont des rituels, mettre leurs gants, leur casque. C’est plus que juste rentrer dans un habitacle de voiture, mettre la clé de contact et partir. Non, ici, dans ce monde-là tout est important. Notre sentiment de liberté et de puissance est immense au guidon de nos machines, mais cela a un coût… Et ceux qui oublient les principes de sécurité le paient très cher. 

Il faut croire que ce matin je ne me suis pas posé trop de questions sur le sol détrempé, et sur ma nécessité de gérer mon pilotage. J’arrive sur l’autoroute et je m’insère tranquillement dans le flot de circulation vers Paris. Me voilà arrivé vers ce fameux joint de dilatation de l’autoroute A4, et je me dis en moi-même qu’il va falloir éviter d’être trop pencher en arrivant dessus. C’est sûrement là ma fatale erreur, je donne un geste de guidon trop brusque lorsque je négocie mon virage et me voilà dans les airs. Je chute, je fais une glissade sur une dizaine de mètres, c’est ce qui se passe lorsqu’on est éjecté de sa monture à plus de 100 km/h. Ma cb 500 glisse le long de la rambarde de sécurité.  Durant ma chute il me semble que j’ai vu le pot d’échappement voler dans les airs, c’est comme un homme qui perd un bras. 

Mais maintenant, je suis là par terre, il me semble que le temps s’est arrêté. Je suis allongé, près de la rambarde, ce qui m’évite d’être écrasé par les voitures qui arrivent. 

Je ne sens plus mon corps, voilà pour moi, tout est peut-être terminé, suis-je paralysé ? Je n’ai pas le temps d’y penser car un homme surgit et me rassure. Il en profite également pour crier sur les voitures qui continuent de filer à toute vitesse à côté de nous, comme si de rien n’était. Il s’empresse de contacter les urgences. Durant cette attente, il n’arrête pas de me tenir éveillé. C’est comme s’il avait peur que je ne disparaisse. Que je ne ferme les yeux et que je ne parte. 

Je suis transporté aux urgences, l’attente est longue, très longue. Je passe des radios, des examens. Quelques heures après je me tiens debout. Finalement ce que j’avais cru être une paralysie, n’était en fait que la réponse du corps face à l’accident. Le corps est momentanément resté en état de choc. En réalité ce qui me causera le plus de souffrance dans les semaines à venir, ça va être ma phalange cassée et mon ongle complètement partie… Les extrémités des doigts font toujours très mal.

Mais pour une personne qui aurait pu mourir, je m’en sors plus que bien ! Merci mon Dieu, de m’avoir protégé ce jour-là !


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Métro : Crimée (7)